DDU Terre Adelie Antarctique

Peuplée de manchots mais aussi de scientifiques, la base Dumont D’Urville a des airs de mini campus de recherche au bout du monde. Visite.

DDU Terre Adelie AntarctiqueLogements, réfectoire, cuisine, bibliothèque, hôpital, laboratoires de biologie, géophysique, météo… La base scientifique française abrite près de 5 000 m2 de bâtiments, tous adaptés pour résister aux conditions locales. Car en Terre Adélie, les températures oscillent entre 0°C et -35°C, le blizzard s’invite souvent dans les longues nuits polaires et les vents peuvent dépasser 300 km/h.

Des vents à plus de 300 km/h

Pendant l’hivernage, de mars à novembre, une trentaine de personnes bravent ces conditions extrêmes. Ils sont scientifiques, mais aussi médecin, cuisinier, boulanger, électricien, plombier-chauffagiste, maçon, charpentier, électromécanicien… Tous vivront ici pendant neuf mois, isolés du monde sur l’île des Pétrels, à 5 km du continent blanc. D’ailleurs, pour ceux qui seraient tentés par l’aventure, sachez que l’Institut Polaire recrute chaque année de nouveaux candidats !

A DDU, tout le monde donne un coup de main !

DDU Antarctique Terre AdelieMais pour l’heure, c’est l’été en Antarctique. Une saison, de décembre à mars, pendant laquelle la base vit au rythme des rotations du brise-glace, l’Astrolabe. Une fois par mois environ, il vient ravitailler la station et déposer des chercheurs en mission pour quelques semaines dans ces contrées lointaines.

Pierre est l’un deux et il nous raconte comment s’organise la vie en communauté sur cette drôle de “planète” du pôle Sud : “A DDU, tout le monde, chercheur, technicien, pilote d’hélico, chef de district ou médecin, donne un coup de main quotidien pour débarrasser, faire la vaisselle, pelleter de la neige, etc.

DDU Terre Adelie AntarctiqueMais chaque jour, une équipe de trois personnes est constituée pour consacrer sa journée aux tâches communes : aspirer, laver le sol, dresser la table, éplucher les légumes, servir, laver les salles de bain et toilettes, les couloirs des dortoirs… Début du programme : 8h00 ; fin du labeur : 21h !”

La mission avant tout !

Evidemment, le reste du temps est consacré à la recherche et à l’acquisition de données pour les programmes polaires. Pour Pierre cela veut dire plonger sous la glace en quête de vers marins afin d’étudier leur capacité d’adaptation dans ces températures extrêmes. Échantillonnage, tri au labo, expériences… Le temps de la mission est compté, pas question de chômer ! La mission avant tout, même si la joie de vivre cette expérience hors du commun est partagée par tous.