Antarctique Pierre Chevaldonné CNRS

A l’heure où nous nous apprêtons à festoyer dans la liesse, Pierre plie ses derniers bagages. L’Astrolabe est arrivé à Hobart, en Tasmanie, il y a quelques heures. Le départ de Marseille est prévu mercredi matin.

Embarquement pour Roissy, puis Hong-Kong, Sydney, et enfin Hobart. Cette année, c’est un tout nouveau navire brise-glace qui assure les liaisons avec la base de Dumont D’Urville (DDU). Nous aurons l’occasion de le découvrir avec Pierre qui devrait passer une semaine environ à son bord pour rejoindre le continent Antarctique.

En attendant, dernières vérifications avant le départ. « Lorsqu’on part deux mois au bout du monde, sur un continent aussi extrême que l’Antarctique, forcément il s’agit de ne rien oublier. » Pierre doit voyager avec 25 kg maximum, une première cargaison est donc déjà partie il y a quelques mois avec le matériel de plongée, celui dédié aux expériences en aquarium mais aussi des chargeurs et batteries en tout genre et une réserve de shampooing pour deux mois !

Une valise pour l’Antarctique 

« L’Institut Polaire Français Paul-Emile Victor (IPEV) nous habille en grande partie. Il nous prête notamment des bottes canadiennes fourrées qui s’enfilent comme des chaussons ; des charentaises made in France, que tout le monde porte sur la base ; une parka et un pantalon-salopette fabriqués par une petite entreprise qui fait des vêtements techniques grand froid ; un pull, des sous-vêtements thermiques, des grosses chaussettes, des lunettes glaciers, obligatoires à cause de la réverbération, un masque pour les jours de blizzard, mais aussi de la crème solaire, un stick lèvre… Bref, tout ce qui est destiné à nous protéger est fourni par l’IPEV. »

En cette veille de jour de l’an, Pierre est donc prêt ou quasi. « Il ne me reste que quelques sauvegardes à faire sur mon disque dur afin d’emmener tout ce dont j’ai besoin pour travailler. » Quant à son état d’esprit ? « Comme disait Scarlett O’hara, j’y réfléchirai demain. »