Les podcasts scientifiques éclairants des Echos-logiques

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Les échos-logiques sont une série de podcasts scientifiques éclairant les relations entre l’homme, la société et l’environnement. Ils ont été réalisés par la « Bande des 4 », quatre chercheurs prénommés Thierry, tous écologues à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE), à Marseille.

Cette série est proposée par l’Observatoire des Sciences de l’Univers (OSU) Institut Pytheas. L’organisme, sous tutelle du CNRS et de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), est une composante de l’Université d’Aix-Marseille. Il fédère plusieurs unités de recherche, dont l’IMBE. L’OSU couvre les grandes thématiques des sciences de la Terre, de l’Environnement et de l’Univers.

A travers ces épisodes, que nous relayons avec d’autant plus d’intérêt qu’ils abordent des sujets clefs de notre relation à l’environnement, les quatre Thierry (Tatoni, Gauquelin, Dutoit et Perez), livrent leur point de vue critique sur nos liens avec la nature et la façon de les repenser. Alors, bonne écoute-logique !


1. L’écologie scientifique, globalement, c’est quoi ?

Thierry Tatoni

Par Thierry Tatoni – Écologue à l’IMBE, spécialiste en écologie du paysage et biologie de la conservation 

Si la nature est l’objet d’étude favori de l’écologie scientifique, science des interactions entre les éléments du vivant, elle ne peut être dissociée de la prise en compte du rôle des humains. Car ceux-ci jouent un rôle majeur dans ces interactions, à l’échelle locale (la parcelle agricole) et planétaire (le changement climatique). Dans ce podcast, Thierry Tatoni explique la nécessité d’étudier ces interférences complexes, dont l’écologie scientifique s’est emparée en devenant presque… la première des sciences humaines !

Thierry Tatoni est professeur à Aix-Marseille Université et chargé de mission CNRS pour le Dispositif de Partenariat en Ecologie et Environnement de la région Sud. Membre de conseils scientifiques (parcs nationaux, régionaux, Conservatoire du Littoral…), il travaille sur la vulnérabilité écologique et l’approche globale des services rendus par la biodiversité.

2. Face au changement climatique, quelles solutions pour les organismes vivants ?

Par Thierry Gauquelin Écologue à l’IMBE, spécialiste de la biodiversité et de l’écologie des sols et des forêts

Avec le changement climatique, les organismes vivants n’ont que deux choix possibles : migrer ou s’adapter, sinon ils disparaissent… Les humains suivront-ils le même processus ? La réponse est en filigrane de ce podcast qui présente l’étonnante plasticité du monde animal et végétal face au réchauffement. Les animaux migrent vers des contrées plus adaptées, les plantes voyagent au fil des générations, changent de conduite, adaptent leur génétique. Pour l’homme, la migration semble pour l’heure la stratégie la plus efficace…

Professeur à Aix-Marseille Université, Thierry Gauquelin travaille à l’IMBE sur l’activité et la biodiversité des forêts du pourtour méditerranéen. Il est l’instigateur et le responsable jusqu’à 2020 de la station expérimentale O3HP (Oak Observatory at the OHP), qui observe l’impact du changement climatique sur la forêt de chêne pubescent méditerranéenne.

3/ Restaurer ou libérer la nature ?

Par Thierry Dutoit – Écologue à l’IMBE, spécialiste en restauration écologique

Faut-il laisser la nature « s’autogérer » ? Ou lui rendre sa forme originelle, après qu’elle ait été impactée par l’homme et les changements globaux ? A ces questions, ce podcast montre qu’on ne peut jamais tout à fait restaurer à l’identique un milieu dégradé mais qu’il est quand même nécessaire d’intervenir, ne serait-ce que pour éliminer certaines espèces nuisibles à la santé. Et de faire la parallèle avec une œuvre d’art abîmée : doit-on la restaurer telle qu’elle était ou la transformer pour en faire de l’art contemporain ?

Thierry Dutoit est directeur de recherche au CNRS au sein de l’IMBE, sur le site de l’IUT d’Avignon. Son travail porte principalement sur les processus de coexistence des plantes dans les écosystèmes méditerranéens. Les applications de ses recherches visent notamment la conservation et la restauration écologique, grâce à des solutions novatrices.

4/ L’océan, le dernier espace sauvage ?

Par Thierry Perez – Écologue à l’IMBE, spécialiste des milieux marins

L’océan occupe 70% de la surface du globe et il est encore loin d’avoir livré tous ses secrets. L’homme a mieux cartographié la Lune que les fonds sous-marins ! Ce podcast met en avant la nécessité impérieuse de protéger ces territoires de la domestication. Cela vaut pour les grands fonds comme pour les espaces littoraux toujours vierges – il en reste. Finalité : faire reconnaître l’océan comme patrimoine commun de l’humanité. 

Thierry Pérez est directeur de recherches au CNRS au sein de l’IMBE, sur le site de la Station Marine d’Endoume. Océanographe biologiste marin, il est spécialiste des éponges. Il pratique la plongée depuis plus 25 ans et lie ses recherches à l’observation de la réalité sous-marine. II organise des expéditions naturalistes aux quatre coins de la planète.

 

5/ Des solutions fondées sur la nature... au bénéfice de qui ?

Par Thierry Gauquelin – Écologue à l’IMBE, spécialiste de la biodiversité et de l’écologie des sols et forêts

Pour répondre aux défis sociétaux liés au réchauffement climatique et à la perte de biodiversité, certains préconisent des solutions fondées sur la nature. Trois voies seraient à suivre : préserver les écosystèmes en bon état écologique ; améliorer la gestion d’autres pour leur utilisation durable ; restaurer ceux qui sont dégradés. C’est notamment le vœu de l’UICN*, qui organisera son Congrès Mondial de la Nature en janvier 2021 à Marseille.

*UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature

Professeur à Aix-Marseille Université, Thierry Gauquelin travaille à l’IMBE sur l’activité et la biodiversité des forêts du pourtour méditerranéen. Il est l’instigateur et le responsable jusqu’à 2020 de la station expérimentale O3HP (Oak Observatory at the OHP), qui observe l’impact du changement climatique sur la forêt de chêne pubescent méditerranéenne.

 

6/ Ingénierie écologique : Restaurer par et pour la nature ?

Par Thierry Dutoit – Écologue à l’IMBE, spécialiste en restauration écologique

Comment restaurer la nature ? L’écologue interpelle sur l’usage des mêmes engins de chantier que ceux ayant servi à la dégrader… Y a t-il une autre voie que les bulldozers pour réparer ? Oui, la nature ! Cela s’appelle la bio-inspiration. Végétaux, bactéries, animaux et champignons sont des « ingénieurs écologiques » capables de régénérer sans dommage. Et d’illustrer son propos avec les « fourmis moissonneuses », efficaces et « propres »…

Thierry Dutoit est directeur de recherche au CNRS au sein de l’IMBE, sur le site de l’IUT d’Avignon. Son travail porte principalement sur les processus de coexistence des plantes dans les écosystèmes méditerranéens. Les applications de ses recherches visent notamment la conservation et la restauration écologique, grâce à des solutions novatrices.

7/ A quoi sert vraiment un espace naturel protégé ?

Thierry Tatoni

Par Thierry Tatoni – Écologue à l’IMBE, spécialiste en écologie du paysage et biologie de la conservation 

En France, les Parcs nationaux, régionaux et les Réserves naturelles ont été créés pour leur intérêt écologique. La préservation de la biodiversité y est indispensable mais faut-il pour autant les mettre sous cloche ? Non, explique le scientifique. Ils doivent permettre de réintégrer l’Homme dans son environnement et d’exporter leurs projets de transition et d’expérimentation pour créer de véritables nouveaux systèmes socio-écologiques.

Thierry Tatoni est professeur à Aix-Marseille Université et chargé de mission CNRS pour le Dispositif de Partenariat en Ecologie et Environnement de la région Sud. Membre de conseils scientifiques (parcs nationaux, régionaux, Conservatoire du Littoral…), il travaille sur la vulnérabilité écologique et l’approche globale des services rendus par la biodiversité.

 

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