Au sommet du Ventoux face sud

Le coup de cœur de Lou

Bonjour je suis Lou, élève de 3 ème à Marseille en stage chez Bleu Tomate. Mon article coup de cœur est « Des lycéens à l’assaut du Ventoux » de Josiane Bouillet. J’ai beaucoup aimé cet article car je pense que pour les collégiens ou les  lycéens c’est très intéressant et cela peut nous permettre de découvrir les montagnes de notre région. Si j’avais eu la chance de faire une sortie scolaire comme celle-ci j’aurais été très contente car je ne connais pas le mont Ventoux et cela m’a donné envie d’y aller.

Octobre 2021. Assiégé tout l’été par les touristes, le Mont Ventoux est rendu en cette saison à ses habitants. Particulièrement aux scolaires, conduits sur ses pentes par un guide missionné par le Parc régional. Une grande balade au bon air, pour mieux connaître l’histoire et la géographie de leur territoire.

Ce petit matin d’octobre, ce sont deux classes de Seconde du lycée JH Fabre de Carpentras qui vont commencer leur périple depuis le sommet du Mt Ventoux. A la manœuvre, Daniel Villanova, guide accompagnateur en  moyenne montagne et le Parc naturel régional pour l’organisation et le choix du thème de la journée : « Le Mont Ventoux, un espace sauvage exploité ». Enfin, la Région, pour le financement.

A 180°, les paysages livrent les plaines et les reliefs, ici les Alpes ©JB

En descendant la montagne

Première pause pour se situer. A l’horizon, les Alpes, le Luberon, la montagne de Lure. « Cette montagne a toujours attiré les humains, explique le guide, mais ses deux faces sont très différentes. Un versant  Sud qui domine une riche plaine agricole, très habitée, et une face Nord plus rude, plus austère, recouverte de forêt ». Aujourd’hui, les lycéens vont apprendre à lire les paysages, et comment ils se sont construits.

descendre le Ventoux

En attaquant la descente, les lycéens rencontrent des pierres puis une maigre végétation -©JB

La tectonique des plaques

Daniel Villanova entraîne alors son auditoire il y a plusieurs centaines de millions d’années… c’est le temps géologique qui est à l’œuvre. Les continents s’entrechoquent, les poussées magmatiques érigent le fond des mers en chaînes de montagnes. Les Pyrénées d’abord. De ce mouvement, resteront les 3 sommets Ventoux, Luberon et Lure. Plus tard, les Alpes. Plus tard encore, la fonte des glaciers dessinera les gorges de la Nesque, du Toulourenc, de Régalon…

la végétation sur le Ventoux

Face aux assauts du vent et du soleil, les arbres s’adaptent et lancent -ou pas- leurs aiguilles ©JB

Lire les paysages

Quand la terre se calme, vient le temps de la nature. En descendant la montagne, les lycéens suivent sa logique de leurs propres yeux. Au sommet, les cailloux. Puis les buissons de genévrier. Pour lutter contre les vents implacables, ils rampent plus qu’ils ne poussent. Puis les premiers conifères.

« Le Mont Ventoux est une vraie montagne, quoiqu’en disent certains, ironise Daniel. La preuve ? Un étage dit alpin au sommet, puis un étage montagnard où poussent les conifères et ensuite un étage méditerranéen, avec l’apparition des feuillus ».

la forêt du Ventoux

Plus bas encore, les lycéens pénètrent dans la forêt ©JB

Les activités humaines

Vient alors le temps des hommes. Celui de l’exploitation des ressources. Au Ventoux, comme ailleurs, ils ont défriché, pour installer agriculture et élevage et pour se chauffer et se loger. Résultat : la perte de la biodiversité. La France est devenue si chauve qu’à la fin du 19e siècle,  Napoléon III ordonne le reboisement.

Cèdres de l’Atlas marocain, pins noirs d’Autriche, hêtres, érables, pins sylvestres, chênes blancs et pédonculés… La forêt du Ventoux a été plantée en quelques décennies graine par graine.

Dès lors, la faune est de retour. De manière naturelle ou par réintroduction, comme pour les cerfs ou les mouflons.

les jas du Ventoux

Les jas servaient aux bergers, près de 60 sont répertoriés ©JB

Le temps des prises de conscience

« Aujourd’hui, le Ventoux est en bonne santé, assure Daniel Villanova. L’ONF, la Fédération de chasse et le Parc naturel régional font un excellent boulot. Ils ont une vision globale et à long terme. L’important, c’est d’avancer sur des projets mais en tenant compte des paysages et de la protection de la nature ». Et comme pour boucler la boucle, des marocains sont récemment venus dans la cédraie pour acheter des graines !

L’éducation à l’environnement

Pour le guide amoureux de la montagne, qui la parcourt en toutes saisons, un regret : l’absence d’écogardes toute l’année, et d’une police de l’environnement plus nombreuse. Ceci afin d’informer mieux les nombreux visiteurs, et d’éviter les comportements parfois bien peu citoyens.

le Ventoux géant de Provence

La plaine en culture, un étage de feuillus, puis des conifères et enfin le sommet dénudé du Mont Ventoux ©JB

Quant aux lycéennes et lycéens, si la plupart connaissent le Ventoux et viennent s’y promener, à pied ou à moto, ils ont apprécié la journée au grand air. « J’ai appris qu’au moment du reboisement, il y avait une guéguerre avec les bergers, qui perdaient leur travail, souligne Nicolas. Et aussi qu’on avait réintroduit des animaux ». Seule ombre au tableau pour certains lycéens, la perspective de rendre un travail de synthèse de la journée, pour la semaine suivante !

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Pour aller plus loin

La Région, les lycées et le climat

Dans son Plan climat, mesure 100, la Région demande que « 100% des lycéens puissent, au cours de leur scolarité, aller à la découverte d’un parc naturel régional, d’en comprendre les problématiques et enjeux en lien avec le développement durable et le climat ». Les sorties guidées au Mt Ventoux qu’organise le Parc s’inscrivent dans cette politique.

Cailloux et forêts du Ventoux

Laurence Veillard, chargée de mission auprès du Parc naturel régional du Ventoux connaît la montagne comme sa poche ©JB

3 questions à Laurence Veillard, chargée de mission Education Environnement et Territoire et Patrimoine culturel auprès du Parc naturel régional du Ventoux.

Bleu Tomate : en quoi consiste l’Education à l’environnement ?
« Je travaille dans ce domaine depuis 15 ans. [NDLR : avant la création du Parc du Ventoux, toute récente, existait un Syndicat mixte]. Parfois les enseignants ont un projet tout ficelé, parfois je propose, et on construit ensemble. Au début, il n’y avait aucune  demande sur le thème du changement climatique. Aujourd’hui, c’est au programme pour les collèges et lycées. Et même les primaires ont des demandes, sur la biodiversité par exemple ».

BT : Quel bilan ?
« Entre 22 et 25 000 élèves ont participé à un projet.  De la Maternelle au Baccalauréat, une centaine de classes reçoivent chaque année une sensibilisation à l’environnement ».

BT : Comment réagissent les jeunes ?
« Il faut expliquer les choses, sans leur faire peur. Comprendre d’où l’on vient permet de voir les solutions d’avenir. Aujourd’hui, on dirait qu’ils ont envie d’en découdre. Ils ne veulent pas se laisser faire par les adultes ».

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